Dans la nuit du 6 avril 1984, des éléments de la Garde républicaine, à dominante nordiste, tentent de renverser le président Paul Biya, en fonction depuis un an et demi. Les combats durent plusieurs jours à Yaoundé avant que les forces loyalistes, sous le général Pierre Semengue, ne reprennent le contrôle. Un tribunal militaire condamne à mort 35 personnes entre le 27 et le 30 avril ; l’ancien président Ahmadou Ahidjo, en exil, est également condamné à mort par contumace.
Média ou recherche établisCameroon TribunePublié le 4 sept. 2026Vérifié le 4 sept. 2026
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Note historiographique
Les récits divergent sur l’ampleur réelle du complot et sur l’implication d’Ahidjo. La présidence a présenté les événements comme un coup d’État déjoué visant l’ordre constitutionnel ; la presse indépendante a souligné la rapidité des procès sommaires et le fait que la répression a surtout frappé des officiers originaires du Nord, région d’origine d’Ahidjo.
Un complot aux contours incertains
La presse panafricaine indépendante a souligné, dans les semaines suivant les événements, l’incertitude entourant l’ampleur réelle du complot, la rapidité des procès sommaires d’avril 1984 et le fait que la purge qui a suivi a surtout visé des officiers originaires du Nord, la région d’Ahmadou Ahidjo, alimentant des interrogations sur les motivations profondes de la répression.
Selon le récit officiel, largement relayé par la presse d’État, la tentative du 6 avril 1984 était un coup d’État fomenté par des éléments restés loyaux à l’ancien président Ahmadou Ahidjo, déjoué par les forces armées fidèles à l’ordre constitutionnel, et suivi de procès militaires pour en punir les auteurs.
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